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Avocat

Photo : Pexels

Avocat en droit de la construction à La Réunion

Malfaçons, retards de livraison, garanties de l'ouvrage, expertise judiciaire : le cabinet intervient pour les particuliers qui font construire comme pour les artisans et les entreprises mis en cause. Installée à Saint-Leu, Maître SITALAPRESAD suit ses dossiers sur toute La Réunion et en France hexagonale.

Anne-Laure Sitalapresad, avocate au barreau de Saint-Pierre, souriante
Crédit photo : Sophie Poisson (Sofish’eye)
Formation en droit à Paris-Dauphine
Barreau de Saint-Pierre
Toute La Réunion

La prise en charge

Comment votre dossier est-il pris en charge ?

  1. 01

    Prise de contact

    Par le formulaire ou par mail, avec les grandes lignes de votre problématique. Vous savez rapidement si le cabinet peut vous défendre, et quelles pièces préparer.

  2. 02

    Consultation

    Une heure au cabinet, en visioconférence ou par téléphone (120 € TTC). Analyse des pièces, stratégie et estimation du coût. Le coût de la première consultation est compris dans les honoraires si le dossier est ensuite ouvert au cabinet.

  3. 03

    Convention signée

    Une convention d’honoraires précise les conditions de l’intervention. Le cabinet ouvre le dossier après sa signature et le versement de la provision convenue.

  4. 04

    Suivi aux étapes clés

    Le cabinet revient vers vous à chaque moment important du dossier. Inutile de relancer entre-temps. Vous êtes représenté aux audiences, sans avoir à y assister.

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Bon à savoir

Questions fréquentes

Les repères que le cabinet donne le plus souvent en première consultation, avant d'ouvrir un dossier de construction.

La garantie décennale s'applique-t-elle automatiquement ?

Non, et c'est le premier malentendu à lever. La garantie décennale suppose qu'une réception des travaux ait eu lieu : elle peut être expresse, tacite ou prononcée par le juge, mais sans elle, il n'y a pas de point de départ. Une bonne part des dossiers commence donc par établir si, et quand, la réception est intervenue.

Pourquoi la réception des travaux est-elle si importante ?

Parce que c'est elle qui déclenche tout : la garantie de parfait achèvement pendant un an, la garantie biennale de bon fonctionnement pendant deux ans, la garantie décennale pendant dix ans. C'est aussi elle qui fait courir les délais. Le procès-verbal de réception, et les réserves qui y figurent, sont les premières pièces examinées au cabinet.

Une fissure ou une infiltration relève-t-elle de la décennale ?

Cela dépend de sa gravité, pas de son apparence. Relèvent de la décennale les désordres qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à sa destination, par exemple une infiltration qui rend une pièce inhabitable. Un désordre purement esthétique suit un autre régime, et c'est précisément le terrain sur lequel les assureurs discutent le plus.

Combien de temps dure une procédure de construction ?

Il faut compter deux procédures distinctes : le référé expertise d'abord, le fond ensuite, soit au moins deux ans lorsqu'une expertise judiciaire est ordonnée. C'est une information donnée dès la première consultation, avec la stratégie et le coût prévisible, plutôt que découverte en cours de route.

Que faut-il apporter à la première consultation ?

Le contrat ou le marché de travaux, le procès-verbal de réception s'il existe, les devis et factures, les photographies des désordres, les échanges avec l'entreprise et les attestations d'assurance. Et surtout des devis de reprise établis par d'autres entreprises : c'est la pièce qui pèse le plus au moment de décider si une procédure vaut d'être engagée.

L'assurance dommages-ouvrage sert-elle vraiment ?

Oui, à double titre. Souscrite avant l'ouverture du chantier, elle préfinance la reprise des désordres de nature décennale sans attendre qu'un juge tranche les responsabilités. Et lorsque l'entreprise a disparu ou que sa garantie est discutée, elle reste souvent le seul recours immédiat de l'assuré.

Peut-on régler le litige à l'amiable ?

Chaque fois que cela a du sens, oui : la négociation avec un gestionnaire de sinistres reste possible quand l'assuré est bien accompagné, et elle fait parfois gagner du temps et de l'argent. Le cabinet propose systématiquement cette phase avant d'engager un contentieux. Lorsque la discussion s'arrête, la procédure prend le relais.

Chaque partie d'un litige a ses arguments

Un litige de construction oppose des maîtres d'ouvrage, des entreprises et des assureurs. Le cabinet intervient pour chacun d'eux, et n'est par principe l'adversaire d'aucun.

Votre entreprise est mise en cause

Professionnels du bâtiment : défendre votre entreprise

Un artisan ou une entreprise générale peut être assigné en référé expertise des années après la réception des travaux. Recevoir cette assignation ne signifie pas que la responsabilité est acquise.

La garantie décennale peut être actionnée pendant dix ans à compter de la réception ; encore faut-il que ces conditions soient réunies. Le cabinet examine d'abord les fondations du dossier adverse : l'existence et la forme de la réception, la gravité réelle des désordres invoqués, et l'intervention éventuelle d'autres entreprises sur le lot litigieux, qui peut rendre l'imputation des désordres discutable.

L'essentiel se joue ensuite en expertise. Le cabinet assiste ses clients en expertise judiciaire, adresse à l'expert les dires techniques dans les délais et veille à ce que le rapport n'entérine pas des imputations non démontrées.

Situations traitées

Assignation en référé expertise
Organiser la défense dès la première réunion, avant que le rapport ne fige les responsabilités.
Réception contestée
Discuter l'existence, la date et la forme de la réception, qui commande le jeu des garanties.
Désaccords sur le paiement
Solde de marché contesté, retenue de garantie non libérée, travaux supplémentaires discutés.
Nature des désordres
Établir ce qui relève du désordre esthétique et ce qui atteint la solidité ou la destination de l'ouvrage.

Vous faites construire

Maîtres d'ouvrage : faire valoir vos droits

Fissures, infiltrations, finitions manquées : quand des désordres apparaissent, des devis de reprise établis par plusieurs entreprises chiffrent le préjudice et donnent une base de travail à l'expert.

Ces devis chiffrent le préjudice, donnent une base de travail à l'expert et permettent de comparer honnêtement le coût des travaux à celui d'une procédure. Le cabinet pose systématiquement ce calcul avant d'engager quoi que ce soit.

Un chantier abandonné peut être le signe d'une entreprise en difficulté. L'ouverture d'une procédure collective (sauvegarde, redressement ou liquidation) change alors le terrain : la garantie de l'assureur devient le recours utile face à une entreprise insolvable. En cas de retard, les pénalités prévues au contrat se cumulent avec le préjudice de jouissance : les loyers payés faute de livraison en font partie, et les quittances en établissent le montant.

Situations traitées

Malfaçons et désordres
Le cabinet chiffre le préjudice à partir des devis de reprise : le dossier en est immédiatement plus solide.
Abandon de chantier
La procédure collective de l'entreprise et la mise en jeu de son assurance.
Retards de livraison
Cumuler pénalités contractuelles et préjudice de jouissance, quittances de loyer à l'appui.
Dommages-ouvrage non souscrite
Sans elle, plus rien ne finance les reprises tant que les responsabilités ne sont pas tranchées.

Une garantie est en jeu

Assureurs et assurés : discuter la garantie

Un refus de garantie tient le plus souvent à la lecture de la police : conditions jugées non réunies, réception discutée, exclusion invoquée. Or une police s'interprète, et cette lecture se discute.

La dommages-ouvrage obéit à des délais stricts, de la déclaration de sinistre à l'offre d'indemnité. Lorsqu'ils ne sont pas tenus, leur dépassement se conteste, et c'est souvent par là que la discussion émerge. En responsabilité civile décennale, le débat porte presque toujours sur la nature du dommage : c'est la frontière entre le désordre esthétique et l'atteinte à la solidité ou à la destination qui décide de l'issue.

Avant de devenir avocate, Anne-Laure Sitalapresad a été formée à l'Institut des assurances de Paris et a travaillé chez Suez et Vinci. Ce parcours lui a donné une connaissance concrète des contrats et des sinistres liés aux chantiers.

Situations traitées

Dommages-ouvrage
Délais de l'assureur non tenus, offre insuffisante, absence de position.
Refus de garantie
Relire la police et vérifier si les conditions invoquées sont réellement applicables.
RC décennale
Trancher le débat entre désordre esthétique et atteinte à la solidité ou à la destination de l'ouvrage.
Défaut d'assurance
Entreprise sans garantie, ou couverte pour une activité qui n'est pas celle du chantier.
Le PortSaint-PaulSaint-AndréSaint-BenoîtLe TamponSaint-LouisSaint-JosephSAINT-DENISSAINT-LEULe cabinetSAINT-PIERRE
Cabinet à Saint-LeuToute La Réunion

Territoire

Ce qui change quand on construit à La Réunion

Le droit de la construction est le même dans toute la France. Mais il a été écrit pour la France hexagonale, comme les polices d'assurance et beaucoup de matériaux. Sur une île tropicale d'Outre-mer, cela crée des situations particulières. Quatre reviennent dans presque tous les dossiers.

  • Des matériaux pensés pour l'Hexagone

    L’humidité tropicale met les revêtements à l’épreuve

    On applique à La Réunion des enduits et des revêtements conçus pour le climat de l'Hexagone. Sous l'humidité tropicale des zones très pluvieuses, de Saint-Joseph aux hauts de l'Est, champignons et micro-organismes viennent s'y loger.

  • Des infiltrations quasi systématiques

    Le désordre le plus souvent porté au cabinet

    Sur les constructions neuves, les infiltrations sont presque devenues la norme, alors même que l'île vit avec les fortes pluies et les cyclones.

  • Cyclones : le classement zone par zone

    La garantie « tempête » n'inclut pas toujours le cyclone

    Un cyclone n'ouvre pas partout les mêmes droits : le classement en catastrophe naturelle dépend de la zone touchée et de l'intensité de l'événement.

  • Un marché assurantiel particulier

    Peu d'assureurs implantés sur l'île

    L'interlocuteur du client est le plus souvent son courtier, et les polices restent largement calquées sur les contrats de l'Hexagone, d'où des garanties parfois mal ajustées aux réalités locales.

Ces réalités locales pèsent directement sur la lecture des contrats et le jeu des garanties.

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Le cabinet reçoit uniquement sur rendez-vous, à Saint-Leu ou en visioconférence. Il se réserve la possibilité de ne pas accepter certains dossiers.

Téléphone
0692 05 52 11
Consultations
Sur rendez-vous, du lundi au vendredi, 9h à 19h.

Anne-Laure Sitalapresad, avocate en droit de la construction à La Réunion

Le cabinet intervient pour le maître d'ouvrage, celui qui commande les travaux, et pour l'entreprise, l'artisan ou la société dont la responsabilité est recherchée. Les échanges se font en français ou en créole réunionnais. Dans chaque dossier, le cabinet cherche d'abord un accord négocié, et ouvre le contentieux si la discussion échoue.

Quand consulter un avocat en droit de la construction ?

Les litiges de chantier arrivent à trois moments.

  • Pendant les travaux : le chantier prend du retard, l'entreprise réclame des sommes que vous contestez, ou le travail ne correspond pas à la commande.
  • À la réception : vous acceptez l'ouvrage, avec ou sans réserves, et la date de cette acceptation fixe le point de départ des garanties.
  • Après la réception : des défauts apparaissent, et la question devient : qui en répond, et quelle garantie joue ?

Trois autres situations reviennent souvent.

  • Le contrat signé n'est pas celui que la loi impose pour faire construire une maison.
  • L'entreprise est en difficulté financière et le chantier s'arrête.
  • Vous êtes artisan, et vous recevez une assignation en référé expertise des années après votre intervention.

Les règles du droit de la construction

Il n'existe pas de code unique pour ces litiges. Les règles viennent de quatre endroits.

Une loi de 1978 a réuni dans un même texte la responsabilité des constructeurs et l'assurance qui la couvre. Le droit de la construction prolonge le droit immobilier : le droit immobilier s'occupe du bien tel qu'il se vend ou se loue, le droit de la construction de l'acte de bâtir.

Quels contrats encadrent des travaux ?

Une opération de construction repose sur plusieurs contrats. Le contrat signé fixe les obligations de chacun.

Le CCMI, contrat de construction de maison individuelle

Vous faites construire votre maison, et le constructeur vous propose le plan : la loi impose alors un contrat de construction de maison individuelle, le CCMI. Il s'applique à tout immeuble d'au plus deux logements pour le même client, et une garantie de livraison donnée par une banque ou un assureur couvre l'inexécution des travaux. En savoir plus sur le CCMI.

Le marché de travaux

Vous confiez une toiture, un gros œuvre ou une rénovation à une entreprise, pour un prix convenu : c'est un marché de travaux. Quand le prix est arrêté à forfait d'après un plan convenu, l'entreprise ne peut pas demander d'augmentation, sauf changements autorisés par écrit et prix convenu. En savoir plus sur le marché de travaux.

La VEFA, l'achat sur plan

Vous achetez un logement qui n'est pas encore construit : c'est une vente en l'état futur d'achèvement. Le vendeur vous transfère tout de suite le sol et les constructions existantes, puis les ouvrages à venir au fur et à mesure, et vous payez selon l'avancement ; il garde les pouvoirs du maître d'ouvrage jusqu'à la réception. En savoir plus sur la VEFA.

L'architecte et le maître d'œuvre

Un architecte conçoit votre projet et, parfois, dirige les travaux. Même quand il ne dirige pas le chantier, la loi sur l'architecture prévoit qu'il doit pouvoir vérifier que les travaux respectent son projet. En savoir plus sur la maîtrise d'œuvre et l'architecte.

La sous-traitance

L'entreprise qui a signé votre marché en confie une partie à une autre entreprise : c'est la sous-traitance. La loi la définit ainsi : l'entrepreneur confie tout ou partie du contrat à un sous-traitant, sous sa responsabilité. En savoir plus sur la sous-traitance.

Les garanties après la réception des travaux

La réception est le moment où le maître d'ouvrage accepte l'ouvrage, avec ou sans réserves. Le code civil fait partir de sa date les garanties légales. Elles ne couvrent pas les mêmes défauts.

GarantieCe qu'elle couvreQui la doit
Parfait achèvementLes défauts réservés à la réception ou signalés par écrit ensuiteL'entrepreneur
Bon fonctionnement, dite biennaleLes équipements qui se démontent sans abîmer le bâtiLes constructeurs
DécennaleLes dommages qui touchent la solidité de l'ouvrage ou ne permettent plus son usageLes constructeurs, de plein droit

La réception des travaux et les réserves

Le chantier se termine, et vous signez, ou non, un procès-verbal. La réception est l'acceptation de l'ouvrage, avec ou sans réserves ; l'une ou l'autre partie peut la demander, à l'amiable ou devant le juge, et elle se fait en présence des deux. En savoir plus sur la réception des travaux et les réserves.

La garantie de parfait achèvement

Vous avez noté des défauts sur le procès-verbal, ou vous les signalez par écrit après la réception. L'entrepreneur doit les reprendre ; l'usure normale et l'usage restent en dehors. En savoir plus sur la garantie de parfait achèvement.

La garantie biennale

Un volet roulant, un ballon d'eau chaude ou une pompe tombent en panne peu après la réception. Le code civil prévoit pour ces équipements, ceux qui se démontent sans abîmer le bâti, une garantie de bon fonctionnement. En savoir plus sur la garantie biennale.

La garantie décennale

Un mur porteur se fend, une toiture laisse passer l'eau au point de rendre la maison inhabitable. Le constructeur répond de plein droit des dommages qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou ne permettent plus son usage ; il ne s'exonère qu'en prouvant une cause étrangère. En savoir plus sur la garantie décennale.

La responsabilité des constructeurs

Une garantie se réclame à quelqu'un, et l'entreprise a parfois disparu. Le code civil dit qui est constructeur, et le fabricant d'un élément conçu pour un usage précis répond solidairement avec celui qui l'a posé. En savoir plus sur la responsabilité des constructeurs.

Quels problèmes apparaissent sur un chantier ?

Le mot employé ne décide pas de la règle. Le point de départ reste le contrat : il fait loi entre les parties, et celui qui ne l'exécute pas, ou en retard, doit des dommages et intérêts, sauf force majeure.

Les malfaçons et les non-conformités

Le carrelage est mal posé, ou la terrasse n'est pas celle du devis. Ce sont deux reproches différents, un travail mal fait et un travail différent de la commande, même bien fait ; dans les deux cas, le contrat sert de mesure. En savoir plus sur les malfaçons et les non-conformités.

Les infiltrations et l'étanchéité

De l'eau entre dans la maison après la pluie. La première question est d'où vient l'eau : toiture, façade, menuiserie ou réseau enterré, et plusieurs corps de métier se recouvrent sur l'enveloppe d'un bâtiment. En savoir plus sur les infiltrations et l'étanchéité.

Le retard de livraison et les pénalités

Le chantier devait être livré en mars, il ne l'est toujours pas en septembre. Le retard ouvre droit à réparation comme l'inexécution, et si le contrat fixe une pénalité, le juge s'y tient, sauf si elle est manifestement excessive ou dérisoire. En savoir plus sur le retard de livraison et les pénalités.

L'abandon de chantier

L'entreprise ne revient plus et ne répond plus. Un chantier laissé à l'arrêt est une inexécution du contrat, et la première question est de savoir si l'entreprise peut encore tenir ses engagements. En savoir plus sur l'abandon de chantier.

Le litige de paiement et les situations de travaux

L'entreprise réclame un solde, le client conteste des travaux supplémentaires. Le code civil impose au maître d'ouvrage d'un marché privé, au-delà d'un seuil fixé par décret, de garantir le paiement des sommes dues, par un cautionnement quand aucun crédit ne finance le chantier. En savoir plus sur le litige de paiement et les situations de travaux.

La procédure et l'expertise judiciaire

Dans un litige de construction, la question est d'abord technique. Le juge peut désigner un technicien pour l'éclairer, et cette mesure peut être demandée avant tout procès quand il existe un motif légitime d'établir la preuve de faits : c'est le référé expertise.

Le technicien donne son avis sur les points pour lesquels il est désigné, jamais sur le droit, et il prend en compte les observations des parties. Son rapport ouvre la discussion juridique, il ne la clôt pas. En savoir plus sur le référé expertise et l'expertise judiciaire.

L'assurance suit le chantier. Le constructeur doit être assuré pour sa responsabilité décennale et le justifier à l'ouverture du chantier : c'est la responsabilité civile décennale. Celui qui fait construire souscrit avant le chantier une assurance qui paie les réparations sans attendre qu'un responsable soit désigné : c'est l'assurance dommages-ouvrage. Ces litiges, c'est le droit des assurances.

Où intervient le cabinet à La Réunion ?

Le cabinet est à Saint-Leu, avenue de Châteauvieux, et suit des chantiers dans toute l'île. Les rendez-vous ont lieu au cabinet, en visioconférence ou par téléphone. Pour une expertise sur un immeuble, le tribunal compétent est celui du lieu de l'immeuble : les demandes se portent devant le tribunal judiciaire de Saint-Pierre ou de Saint-Denis. Les honoraires sont présentés sur la page Honoraires.

Le cabinet intervient en droit de la construction dans l'Ouest, à Saint-Leu, aux Avirons, à Trois-Bassins, à Saint-Paul, au Port et à La Possession. Dans le Sud : Saint-Pierre, L'Étang-Salé, Saint-Louis, Le Tampon, Saint-Joseph et Saint-Philippe. Dans l'Est : Saint-Benoît, Sainte-Rose et Saint-André. Dans le Nord et les Hauts : Saint-Denis, Sainte-Marie, Sainte-Suzanne, Cilaos, Salazie et La Plaine-des-Palmistes.

Textes de loi et références

Textes de référence

Le louage d'ouvrage est un contrat par lequel l'une des parties s'engage à faire quelque chose pour l'autre, moyennant un prix convenu entre elles.
Code civil, article 1710 (version en vigueur au 21 mars 1804)Légifrance
Lorsqu'un architecte ou un entrepreneur s'est chargé de la construction à forfait d'un bâtiment, d'après un plan arrêté et convenu avec le propriétaire du sol, il ne peut demander aucune augmentation de prix, ni sous le prétexte de l'augmentation de la main-d'oeuvre ou des matériaux, ni sous celui de changements ou d'augmentations faits sur ce plan, si ces changements ou augmentations n'ont pas été autorisés par écrit, et le prix convenu avec le propriétaire.
Code civil, article 1793 (version en vigueur au 21 mars 1804)Légifrance
Au sens de la présente loi, la sous-traitance est l'opération par laquelle un entrepreneur confie par un sous-traité, et sous sa responsabilité, à une autre personne appelée sous-traitant l'exécution de tout ou partie du contrat d'entreprise ou d'une partie du marché public conclu avec le maître de l'ouvrage.
LOI n° 75-1334 du 31 décembre 1975, article 1 (version en vigueur au 1er décembre 2010)Légifrance
Toute personne physique ou morale, dont la responsabilité décennale peut être engagée sur le fondement de la présomption établie par les articles 1792 et suivants du code civil, doit être couverte par une assurance. A l'ouverture de tout chantier, elle doit justifier qu'elle a souscrit un contrat d'assurance la couvrant pour cette responsabilité. Tout candidat à l'obtention d'un marché public doit être en mesure de justifier qu'il a souscrit un contrat d'assurance le couvrant pour cette responsabilité. Tout contrat d'assurance souscrit en vertu du présent article est, nonobstant toute stipulation contraire, réputé comporter une clause assurant le maintien de la garantie pour la durée de la responsabilité décennale pesant sur la personne assujettie à l'obligation d'assurance.
Code des assurances, article L241-1 (version en vigueur au 8 août 2015)Légifrance
S'il existe un motif légitime de conserver ou d'établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d'un litige, les mesures d'instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, sur requête ou en référé. La juridiction territorialement compétente pour statuer sur une demande formée en application du premier alinéa est, au choix du demandeur, celle susceptible de connaître de l'affaire au fond ou, s'il y a lieu, celle dans le ressort de laquelle la mesure d'instruction doit être exécutée. Par dérogation au deuxième alinéa, lorsque la mesure d'instruction porte sur un immeuble, la juridiction du lieu où est situé l'immeuble est seule compétente.
Code de procédure civile, article 145 (version en vigueur au 1er septembre 2025)Légifrance
Le technicien doit donner son avis sur les points pour l'examen desquels il a été commis. Il ne peut répondre à d'autres questions, sauf accord écrit des parties. Il ne doit jamais porter d'appréciations d'ordre juridique.
Code de procédure civile, article 238 (version en vigueur au 1er janvier 1976)Légifrance

Sources

  1. Code civil, article 1710 (version en vigueur au 21 mars 1804). Légifrance. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006442681
  2. Code civil, article 1792-1 (version en vigueur au 1er janvier 1979). Légifrance. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006443512
  3. Code civil, article 1792 (version en vigueur au 1er janvier 1979). Légifrance. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006443502
  4. Loi n° 78-12 du 4 janvier 1978 relative à la responsabilité et à l'assurance dans le domaine de la construction. (1978). Journal officiel de la République française. https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000522720
  5. Code de la construction et de l'habitation. Article L231-1 (version en vigueur au 1er juillet 2021). Légifrance. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000041586868
  6. Direction de l'information légale et administrative. (2025). Garantie de livraison d'une maison individuelle (fiche F34253). Service-Public.gouv.fr. https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F34253
  7. Code civil, article 1793 (version en vigueur au 21 mars 1804). Légifrance. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006443573
  8. Code civil, article 1601-3 (version en vigueur au 1er juillet 1967). Légifrance. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006441481
  9. LOI n° 77-2 du 3 janvier 1977, article 3 (version en vigueur au 24 mars 2012). Légifrance. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000025577118
  10. LOI n° 75-1334 du 31 décembre 1975, article 1 (version en vigueur au 1er décembre 2010). Légifrance. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000023053343
  11. Code civil, article 1792-6 (version en vigueur au 1er janvier 1979). Légifrance. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006443552
  12. Code civil, article 1792-3 (version en vigueur au 9 juin 2005). Légifrance. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006443534
  13. Code civil, article 1792-2 (version en vigueur au 9 juin 2005). Légifrance. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006443524
  14. Code civil, article 1231-1 (version en vigueur au 1er octobre 2016). Légifrance. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032010123
  15. Code de procédure civile, article 145 (version en vigueur au 1er septembre 2025). Légifrance. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000051869339
  16. Cour de cassation, troisième chambre civile, 14 mai 2020, pourvois n° 19-16.278 et 19-16.279, ECLI:FR:CCASS:2020:C300282, publié au Bulletin. https://www.courdecassation.fr/decision/5fca585406daec22cf0296e9
  17. Code des assurances, article L241-1 (version en vigueur au 8 août 2015). Légifrance. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000031010281
  18. Code des assurances, article L242-1 (version en vigueur au 30 juillet 2008). Légifrance. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000019265425
  19. Code civil, article 1103 (version en vigueur au 1er octobre 2016). Légifrance. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032040777
  20. Code civil, article 1231-5 (version en vigueur au 1er octobre 2016). Légifrance. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032010131
  21. Code civil, article 1799-1 (version en vigueur au 1er janvier 2014). Légifrance. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000027645885
  22. Code civil, article 1792-4 (version en vigueur au 15 décembre 2019). Légifrance. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039382249
  23. Code de procédure civile, article 232 (version en vigueur au 1er janvier 1976). Légifrance. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006410362
  24. Code de procédure civile, article 238 (version en vigueur au 1er janvier 1976). Légifrance. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006410368
  25. Code de procédure civile, article 276 (version en vigueur au 1er mars 2006). Légifrance. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006410415